mercredi 17 juillet 2013

Remontée vers le Nord



Du 13 juin au 22 juin -  Chios marina

Bien que forcé, notre long séjour à Chios ne fut pas désagréable, la ville est sympa et ses alentours offrent de jolies promenades. A proximité de la marina, un minuscule bout de plage très abrité du meltem nous permettait de bonnes baignades dans une eau chaude et calme.
Nous avons fait la connaissance de Jean-Pierre et Monique à bord de « Eleuthera », ils se promènent dans le coin et accueillaient leurs sympathiques amis Pascal et Bernadette, nous avons passé quelques bons moments ensemble. Malheureusement, ils n’ont pu naviguer pour leur première semaine de vacances…  
Tous les jours, nous faisions un brin de causette avec Stratos, un ancien qui venait pêcher sur le quai ( et aussi un ancien marin ). Sur le chemin de la ville, nous nous arrêtions discuter avec Floradis qui a travaillé en France pendant 25 ans, chez Citroen. Il passe tranquillement sa retraite dans sa chère île de Chios, ses filles sont mariées à des Français et établies en France.

Dimanche 23 juin – Chios marina – Marmaro  - 30 milles

Ce matin, le vent a baissé d’un ton mais souffle encore à force 5 quand nous partons, direction l’île de Psara située  au Nord-Ouest de Chios. La route directe fait 40 milles mais nous savons que ce sera plus long car il va falloir tirer des bords !
Un ris est pris dans la grand-voile et en 4 bons bords rondement menés, nous sortons du canal de Chios, nous pensons avoir fait le plus difficile … Las, le vent jusque là orienté au nord/nord-ouest vire carrément à l’ouest en forcissant 25 nœuds, la mer se creuse sur la côte nord de Chios où les fonds remontent et Algieba fait des bonds. Nous n’arrivons pas à faire une route correcte et sentons que ce sera difficile de rejoindre Psara.
Nous avons dépassé Marmaro de 5 milles environ et nous décidons de faire demi-tour pour nous y abriter. Au vent arrière, sous grand-voile seule à un ris, nous filons à 7 nœuds et rejoignons rapidement  Marmaro pour nous mettre à l’abri derrière la jetée qui sert de quai.
La nuit n’est pas trop tranquille car 2 chalutiers viennent le soir au quai, ils font beaucoup de bruit …

Lundi 24 juin au mardi 25 juin – Marmaro – Skopelos ( île de Skopelos- Sporades du Nord) – 127 milles

Départ à 8H30 ce matin après le traditionnel coup de tampon au Port police. La route va être longue jusqu’aux Sporades et pour l’instant, nous avons le vent de face … bien sûr ! Nous faisons un cap plein Ouest.
Un peu de moteur et nous pouvons mettre à la voile car le vent  adonne un peu, pas suffisamment cependant pour permettre le passage nord de Psara et nous devons tirer un bord pour passer la pointe Nord de l’île.
Le vent vire Nord/Nord-Ouest ensuite et nous pouvons faire bonne route au près bon plein jusqu’au soir, croisant de nombreux cargos et porte-containers. A la tombée de la nuit, c’est Le grand calme et nous ferons le reste au moteur, la nuit de pleine lune est splendide et tranquille, pas un bateau sur  l’eau.
L’île de Skyros est laissée sur tribord et au petit matin apparaissent Peristera, Alonissos et Skopelos, les principales îles des Sporades. Nous faisons notre entrée dans le port de Skopelos en milieu de matinée alors que beaucoup de voiliers le quittent.

Mardi  25 juin au lundi 1er juillet -    Skopelos

Nous connaissons déjà Skopelos pour y être restés quelques jours en 2011. Le village blanc avec ses toits de tuile, entouré de montagnes verdoyantes est toujours aussi joli et agréable .
Il y a déjà des touristes mais sans plus.
De gros ferries entrent dans le port 4 ou 5 fois par jour et viennent faire leur manœuvre à quelques encâblures  des voiliers avant de jeter leurs énormes ancres tout près des nôtres… C’est très impressionnant et le ressac qu’ils provoquent est désagréable.
Bien que nous ayons changé de région, le meltem est très virulent cette année et nous en prenons encore une bonne « volée » la nuit du jeudi au vendredi. La houle entre dans le port et rend le mouillage très inconfortable … On en a un peu marre de ce maudit vent !!!
Et ce n’est pas fini, le week-end est très venté, les bateaux bougent beaucoup dans le port, l’amortisseur en caoutchouc que j’avais installé s’est cassé dans les violentes secousses … Bref … ça commence à bien faire !
Enfin, tout cela ne nous empêche pas de faire de jolies ballades à pied sur les contreforts  boisés dominant la baie de Skopelos. Nous trouvons que les touristes ne sont pas très nombreux cette année.

Mardi  2 juillet – Skopelos – Ormos Klima (île de Peristera) – 21 milles

Le départ est prévu en début d’après-midi alors que le vent commence à mollir et la mer à s’adoucir quelque peu. Un voilier de location monté par un équipage familial Sud-Africain s’est amarré près de nous la veille. Son capitaine est un « pépère » bourru, je lui fais remarquer que sa chaîne d’ancre doit passer par-dessus la nôtre car elle est de travers, il me répond évasivement …
Au moment de partir, nous lui expliquons qu’il doit mollir complètement sa chaîne afin de permettre le relevage de notre ancre … Il dit oui …
Evidemment, notre chaîne passe sous la sienne et il ne fait rien ! Nous avons beau lui crier de mollir, rien n’y fait et impossible de relever l’ancre tant sa chaîne est tendue …
A ce moment, un gros ferry entre dans le port, nous devons dégager car il vient faire sa manœuvre là où nous sommes… Tant bien que mal, nous regagnons notre place !
Heureusement, un de ses collègues qui a l’air plus dégourdi vient en renfort, une fois le ferry reparti, nous recommençons la manœuvre, ils mollissent bien la chaîne et nous pouvons relever et partir … Ouf !
Le vent s’établit au nord-est force 3 et nous pouvons tirer des bords entre les îles, la navigation est agréable et la mer plus douce dès que nous avons franchi la passage entre Skopelos et Alonissos.
Nous mettons le cap sur la côte nord de Peristera où nous connaissons une petite crique peu fréquentée, nous y arrivons en fin d’après-midi. Il n’y a personne, pas une ride sur une eau transparente et un fond de sable … le bonheur !
Une amarre est portée à terre et tournée autour d’un pied d’arbousier et nous voilà bien installés.
Les cigales s’en donnent à cœur joie et quelques biquettes folâtrent dans un maquis impénétrable. L’île de Peristera n’est pas habitée. Nous passerons une nuit fort calme.

Mercredi 3 juillet – Ormos Klima

L’endroit est tellement agréable et tranquille que nous décidons d’y rester la journée pour profiter de la baignade et du farniente. Cependant, en milieu d’après-midi, un voilier de location s’approche, tourne et finalement décide de venir dans « notre » crique alors qu’il y en a une autre plus loin où il n’y a personne … étrange, d’autant que la place est très restreinte … mais ce sont des Italiens, ils ne supportent pas la solitude !
Nous avons droit au long spectacle d’un amarrage théâtral, avec force gesticulations et discussions  … Finie la tranquilité !
Bon, une fois installés, ils nous foutront quand même la paix …

Jeudi 4 juillet – Ormos Klima – Koukounaries ( île de Skiathos)- 33 milles

Un nouvel épisode de vent fort est prévu pour le week-end, aussi décidons-nous de nous replier vers l’ouest en direction de l’île d’Eubée, là où le meltem commence à être moins virulent.
Pour l’instant, le vent est faible et nous pousse doucement, nous mettrons 10 heures pour parcourir 33 milles …
Arrivés sur la côte sud de l’île de Skiathos, nous faisons une incursion dans la baie de Platania, où un mouillage est mentionné dans notre guide. Malheureusement, l’endroit a été réaménagé et il n’y a plus de place pour le mouillage … Tant pis, nous rejoignons alors la baie voisine de Koukouniares que nous connaissons déjà. La zone de mouillage a une largeur restreinte car les fonds descendent rapidement et il y a pas mal de bateaux.
 Nous trouvons cependant une petite place pour la nuit.

Vendredi  5 juillet - Koukounaries – Orei ( île d’Eubée) – 22 milles

L’ancre est virée vers 8 heures, le vent souffle du nord mais nous ne le sentons pas trop dans le mouillage. Une fois franchie la pointe ouest de Skiathos, le vent grimpe allègrement à 25 nœuds puis 30 et 35, Algieba est sous grand-voile seule non arisée et fait des pointes à 9 nœuds. Les vagues sont impressionnantes, il y en a même une qui passe par-dessus le cockpit !
Nous ne nous attendions pas à cela, la météo prévoyait un force 4 … Cependant, au bout de 6 milles parcourus à toute vitesse, le vent s’estompe peu à peu et une heure plus tard, nous voilà sans vent !
Nous longeons tranquillement la côte boisée du nord d’Eubée et le petit port d’Orei est atteint en fin de matinée. L’ancre est mouillée et nous reculons au quai où un Grec nous aide pour l’amarrage.




Samedi 6 juillet mercredi 10 juillet – OREI

Ce petit village peu touristique est charmant et sympathique, une belle plage se trouve à proximité et les deux baignades quotidiennes sont très appréciées. Les vélos sont de sortie et nous pouvons nous promener dans la plaine environnante sur les nombreux chemins parmi les champs de fenouil, de melons, tomates, aubergines et autres légumes.
Nous nous fournissons d’ailleurs directement au producteur …
Dès les premiers contreforts de la montagne, ce sont des oliveraies ensuite, les pentes sont recouvertes de pins principalement, tout cela est très verdoyant.
Nous restons finalement 5 jours ici et faisons la connaissance de Jean-Claude et Armelle, Bretons des Côtes d’Armor sur Alguidar et aussi de Patrick et Marie-Françoise, sympathiques Marseillais sur Omaha.
Le samedi après-midi, qui voit-on venir s’amarrer à côté de nous ? Le pépère Sud-Africain et sa famille, gare à l’ancre ! Cette fois, il se déride un peu et nous discutons avec eux. ils repartiront avant nous donc pas de problèmes …

Jeudi 11 juillet – Orei – Loutraki (île de Skopelos) – 32 milles

C’est par un vent d’ouest très léger que nous quittons Orei en direction des Sporades. Il forcira un peu en virant Nord-est et nous marchons bien au près.
Passée la pointe sud-est de Skiathos, nous recevons le vent de face pour rejoindre Loutraki et sachant le port exigu, le moteur est mis à contribution pour arriver tôt.
En effet, nous avons rendez-vous avec Bill et Rosemary de "Curlew" , nos voisins d’hivernage en Crète. Ils redescendent de la Chalcidique pour se diriger vers le sud et ensuite la Sicile.
C
Un ponton de fortune est installé pour l’été et il reste peu de place, seulement sur le côté peu profond et nous mouillons l’ancre dans 2 mètres d’eau seulement.
Ce furent des retrouvailles sympathiques, et nous appréciâmes le bon repas concocté par Bill, le fin cuisinier ainsi que le fameux Ouzo de Plomari !

Vendredi 12 juillet – Loutraki – Limin Torosis ( Chalcidique) – 59 milles

Nous profitons des bonnes conditions météo pour remonter vers le nord. Un bon vent de nord-ouest nous permet de naviguer au près dans notre cap jusqu’en début d’après-midi, laissant place ensuite à la pétole.
Nous atteignons Porto Koufo et sa magnifique entrée de falaises rouges en fin d’après-midi … La zone principale de mouillage est exigüe, il n’y a pas de place et le vent de nord-ouest prévu la nuit ne m’incite pas à mouiller dans la partie ouest.
Nous allons donc voir 5 milles plus au nord et trouvons une mignonne petite crique nommée Limin Torosis où il n’y a personne. Nous y passerons une nuit tranquille …

Samedi 13 juillet – Limin Torosis – Limenaria (île de Thasos) – 63 milles

Au programme aujourd’hui une longue route avec en prime le passage du mont Athos qui n’est pas toujours facile pour peu que le vent de nord-est se lève.
Nous partons vers 7h sans vent puis le nord-est se fera sentir en arrivant au mont Athos, heureusement il restera très modéré mais avec vent et courant contraire, le passage du cap( 6 milles) sera très long. Ce courant se manifestera encore plusieurs milles après le cap, nous ralentissant considérablement. D’autant plus que la pompe à eau de mer toute neuve se met à fuir au-dessus de 1600 tours !
La pétole règnant, la route continue au moteur et nous atteignons Limenaria , au sud de l’île de Thassos vers 20 h. Nous choisissons l’endroit le plus protégé pour mouiller l’ancre … Certes la protection est bonne mais la proximité des tavernas de cette petite station balnéaire rend le début de nuit très bruyant. Le chanteur d’un groupe de musique traditionnelle s’époumone par instants, la sono crache ses décibels, si bien que l’on entend encore avec les boules Quiès. Malgré la fatigue, j’ai du mal à dormir … Quand va-t-il s’arrêter ? Le calme revient enfin vers 2h30.

Dimanche 14 juillet – Limenaria – Port de Thassos ( au nord de l’île) – 23 milles

La nuit a été courte mais c’est la dernière étape pour rejoindre Thassos où nous comptons rester un bon moment à l’abri des foules estivales.
La mer est plate ce matin et le vent de Nord-ouest léger. Algieba, ses ailes déployées, glisse sur l’eau à 5 nœuds alors qu’il n’y a  que 7 nœuds de vent, le soleil matinal est radieux … le bonheur !
Virement de bord à l’extrémité sud-ouest de l’île et nous remontons la côte ouest de Thassos en la longeant de très près, prenant garde aux hauts-fonds visibles à la couleur turquoise de l’eau.
Cette côte est très boisée et les villages nichés dans la montagne se succèdent.
Après avoir franchi une ultime pointe et son haut-fond sableux, la ville de Port-Thassos apparaît et à la mi-journée, nous entrons dans le grand port toujours aussi vide.
Nous n’avons que l’embarras du choix et prenons une place le long du quai opposé à la ville… Rien n’a changé ici depuis notre passage il y a 2 ans, les bornes électriques hors d’usage sont de plus en plus rouillées mais l’endroit est sûr et relativement tranquille.
Nous prévoyons de passer ici la période chargée des vacances … Trop de monde sur l’eau !

mercredi 19 juin 2013

De Ikaria à Chios en passant par Lesbos



Lundi 27 mai au Mercredi 29 mai : Ikaria

Quelle jolie île que Ikaria, contrastant étonnamment avec les îles des Cyclades. Ici, les maisons sont nichées dans la verdure, entourées de petits jardins prospères. Du haut des falaises, les perspectives sur la mer Egée sont superbes, pour l’instant elle est calme.
Le port est assez remuant et Algieba est toujours en mouvement même par temps calme …
Le mardi, c’est de nouveau une promenade en scooter qui nous emmène vers l’ouest de l’île où nous découvrons une nature sauvage, paysage de roches, de profonds ravins, de forêts de sapins 
avec un habitat très disséminé.Les routes sont extrêmement sinueuses et souvent en mauvais état, elles nous permettent cependant de visiter de petits villages isolés. Les gens sont aussi très gentils.
Un gros coup de vent de sud est encore annoncé pour le mercredi, d’ailleurs le ciel se voile en fin d’après-midi. Nous avons mis de grosses défenses car nous risquons d’être plaqués contre le quai.
 Vers 4 heures le mercredi matin, le festival commence, nous sommes réveillés par le vent qui augmente, dévalant les montagnes en hurlant. Il y a beaucoup de bruit et nous sommes secoués par un gros clapot qui réussit à entrer dans le bassin.
En début de matinée, les rafales sont à 45 nœuds et un pêcheur nous dit que le vent va encore forcir, il nous conseille de porter une amarre de l’autre côté du bassin (il faut au moins 50 mètres) et comment faire ?
La solution du pêcheur : de l’autre côté du bassin, attacher l’amarre à un pare-batts qui, poussé par le vent, l’emmènera jusqu’au bateau … Astucieux !
Le catamaran Australien qui est devant nous en fait autant mais leur pare-batts n’avance pas tandis que le nôtre s’approche de Algieba. L’Australien se jette alors à l’eau et ramène son amarre à la nage, au passage, il récupère aussi la nôtre.
Je souque ferme cette amarre à l’aide du winch, nous sommes ainsi plus écartés du quai et moins écrasés sur celui-ci lors des violentes rafales.
Le ciel est complètement voilé, c’est du sable rouge en suspension, nous en avons plein le bateau …
Cela ne se calmera qu’en fin de journée.

Jeudi 30 mai – Edvilos – Chios (île de Chios) – 47 milles

Après la tempête, c’est le petit temps, la mer est  houleuse et le vent de 3 bf de nord . Nous tirons un bon bord de près avant que le vent ne faiblisse et nous oblige à mettre le moteur en route pour un bon moment.
Puis le vent passe au sud et augmente petit à petit. Nous remettons à la voile au vent arrière et avançons bien jusqu’à la « marina » délabrée de Chios que nous connaissons bien.
Surprise, les vieux ferries qui pourrissaient là ont été enlevés, libérant totalement le long quai qui est occupé par une bonne quinzaine de voiliers de passage.
Il est vrai que cette marina est à vendre… Elle va probablement être rachetée par les Turcs.
Cependant, un Hollandais que nous avons déjà rencontré nous dit que Chios ne veut pas vendre cette marina, surtout aux Turcs !


31 mai au 3 juin – Chios

C’est avec plaisir que nous retrouvons cette ville de Chios que nous aimons beaucoup, la vie y est trépidante ( et aussi pétaradante parfois) mais c’est une ville attachante.

Mardi 4 juin – Chios – Mandraki ( île de Enousses ) – 9 milles

C’est une brève navigation dans le tout petit temps, le vent ne se manifeste qu’à proximité de Enousses . Nous nous amarrons au petit quai mal fait et mal exposé, nous devons mettre tous les gros pare-batts pour protéger Algieba . Il y a un bon clapot dans ce petit port, il se calmera le soir heureusement.
Cette île que nous connaissons déjà est charmante, nous prenons plaisir à flâner dans le village.

Mercredi  5 juin – Mandraki – Mytilene – 47 milles

Au petit matin, le vent est au sud pour 15 à 16 nds , nous partons vers 7h15 et empruntons la passe entre Chios et Enousses  où il faut faire attention car il y a des hauts-fonds repérables à la couleur de l’eau. Algieba marche bien au vent arrière.
A la sortie de la passe, le vent vient sud-Est, nous faisons un cap Nord-est, si bien que nous recevons le vent par le travers. Ce vent forcit à 25 nœuds et Algieba file 8 à 9 nœuds tout dessus vers Mytilene.
Mais les meilleures choses ont une fin et au bout de 3  heures, le vent cesse soudainement, je ne sais plus de quelle direction il vient… Nous mettons alors le Volvo en route pendant 2 heures environ puis le vent revient, de Sud-ouest cette fois, il augmente progressivement jusqu’à 16/17 nds  et nous pousse gentiment.
A l’entrée du port, j’appelle la marina à la VHF, c’est Anastasia qui me répond, ils nous attendent. Nous retrouvons avec plaisir Anastasia et Nico, l’un des marineros…

Jeudi  6 juin au Lundi 10 juin -  Mytilene


Nous avons prévu de passer quelques jours à Mytilene pour visiter quelques amis que nous avons connus lors de notre séjour hivernal de 2011-2012. Nous savions déjà que nous n’allions pas voir Mosco et Pascale partis en Belgique.
Nous avons revu avec plaisir Anastasia et ses collègues de la marina ainsi que les marineros toujours aussi sympas.
Nous avons pu passer quelques moments avec Lydia et Giorgos ainsi qu’avec Marie et Mélissa. Bien sûr, nous n’avons pas manqué de voir la copine Thula ainsi que Johanna qui tient toujours son magasin d’électronique.
Un des grands sujets de conversation est le paiement des impôts et taxes de toutes sortes que les Grecs doivent règler … Ces impôts sont fractionnés en plusieurs traites, ils appellent cela les « doses ».
Sinon, Mytilène n’a guère changé, toujours aussi vivante et agréable.
Nous serions restés un peu plus longtemps mais la météo est en train de changer en début de semaine, du mauvais temps est prévu bientôt sur Limnos où nous voulons aller. Nous décidons de profiter d’un créneau et préparons une nav de nuit avec départ mardi soir.

Mardi  11 juin – Mytilène – Marmaro (île de Chios) – 45 milles

Le mardi matin, à la lecture du bulletin météo, je déchante car le mauvais temps arrive plus vite que prévu, des vents de 40 nœuds et des orages sont prévus sur Limnos dès la nuit prochaine ! Et après, cela doit continuer …
Nous renonçons à Limnos mais ne voulons pas rester à la marina car un salon-exposition est organisé, avec beaucoup de bruit en perspective.
Nous décidons donc de partir sur le champ pour Chios où nous serons tranquilles.
Malheureusement peu de vent dans le coin et une nav en grande partie au moteur, nous trouverons du vent (de face) pas très loin de Marmaro sur la côte nord de Chios et devrons batailler dans les moutons avant de gagner la baie de Marmaro où nous trouverons une place au petit quai, il n’y a là qu’un seul bateau .
Ce petit port, situé au fond d’une vallée verdoyante est très mignon, dommage que nous ne puissions y rester mais le temps est trop incertain et la baie est complètement ouverte au nord… Cela doit remuer par meltem !

Mercredi 12 juin – Marmaro – Marina de Chios – 15 milles

Navigation sous un ciel menaçant, d’énormes nuages noirs son présents sur les montagnes, de grosses gouttes d’eau tombent par instants, nous ne traînons pour regagner la marina de Chios que nous commençons à bien connaître… Nous y attendrons là un moment propice pour sans doute traverser la mer Egée ...
Nous sommes maintenant le 18 juin, dehors le meltem fait rage … Patience, patience !

lundi 27 mai 2013

Une nouvelle saison qui commence



Samedi 4 mai –Dimanche 5 mai : Agios Nikolaos à Ile d’IOS - 101 milles

Le vent du nord bien présent jeudi et vendredi a faibli, nous décidons donc de partir en ce début d’après-midi de samedi et de naviguer de nuit. Nous savons que le vent risque de faire défaut mais c’est cela ou se taper du force 5 à 6 dans le nez et de faire des routes interminables.
Après une dernière visite à nos très chers amis les garde-côtes pour obtenir le tampon ( Cette fois nous devons faire 2 fois le trajet à pied car ils nous réclament les factures de la marina … Le ton monte , ils commencent à nous énerver ceux-là !!!).
Les formalités sont enfin réglées et nous partons par très beau temps en début d’après-midi, le vent est léger mais nous permet de faire route et d’essayer la nouvelle GV qui nous donne satisfaction.
Cependant, ce vent s’estompe assez rapidement et nous devrons faire des alternances voile-moteur. A la tombée de la nuit, c’est le calme plat et le Volvo tourne à petit régime, la nuit est sans lune, le ciel très étoilé mais une brume au ras de la mer nous enlève de la visibilité, le radar est donc mis en route.
Vers 2h30 du matin, le vent se lève, de Nord-ouest, et nous permet de tirer un bon bord de près dans notre cap alors que nous voyons les lumières de Santorin et à 4h30, c’est de nouveau la pétole.
Le soleil se lève alors que nous arrivons au nord de Santorin puis une brise de Nord s’installe et nous oblige à tirer des bords. A l’approche de Ios, nous sommes obligés de remettre le moteur car nous avons le vent à 25 nœuds en plein dans le nez. L’entrée de la passe est une grande faille très profonde dans les roches qui conduit à un petit port bien abrité au pied du vieux village, la Chora. Ce port accueille quand même de très gros ferries et nous nous mettons cul au quai où il y a des pendilles. Première manœuvre ratée … le vent fort de travers ne me laisse pas le temps de prendre correctement la pendille et nous nous retrouvons le long du quai dans une position délicate car difficile d’en ressortir avec le vent qui nous plaque sur le quai !
Heureusement, un jeune Russe venant d’un bateau charter se propose de nous aider et appelle 3 costauds … Tout ce monde pousse Algieba et je réussis à me dégager en marche arrière … ouf ! La 2è manœuvre sera plus académique …
Le bateau des Russes a des problèmes mécaniques, le démarreur ne fonctionne plus, je vais donc à bord avec  mon voltmètre pour contrôler les batteries. Finalement, c’est un relais qui est HS mais ils pourront repartir un peu plus tard.
Bien que fatigués, après un bon repas dans une taverna locale, nous empruntons les jolis escaliers blanchis à la chaux et bordés de magnifiques et énormes géraniums d’un rouge éclatant qui mènent au vieux village, la Chora.
Nous nous contenterons de faire la moitié du chemin avant de redescendre vers le port.

Lundi 6 mai au mardi 7 mai – IOS

 Dans le port de Ios, il y a de nombreux bateaux de location souvent occupés par des équipages masculins en nombre. Nous avons comme voisins une famille Française sympa, ils louent un Dufour 38 qu’ils ont pris à Paros. Le bateau a des problèmes d’enrouleur de génois et ils perdront une journée à attendre la réparation.
Nous, nous ne sommes pas pressés et la journée du lundi sera consacrée à la visite du village. Nous empruntons à nouveau les jolis escaliers et rejoignons cette fois le village.
Il y a une partie très touristique, les ruelles étroites dont les vieilles maisons d’une blancheur éclatante avec des ouvertures bleues sont la plupart du temps des bars, tavernas ou boutiques de souvenirs. Comme à notre habitude, nous allons musarder dans les quartiers plus authentiques, certes un peu moins proprets mais tellement plus intéressants.
Au détour d’une rue, nous admirons le paysage près d’une maison à flanc de colline, une famille Grecque est sur la petite terrasse et nous appelle pour venir goûter quelques pâtisseries locales faites spécialement pour Pâques. Il y a là Theodoros le grand-père, son épouse Maria, sa belle-sœur et le petit-fils Nikolaos  13 ans qui parle un excellent Anglais. Ils sont d’Athenes mais le grand-père est originaire de Ios et ils sont venus passer quelques jours ici à l’occasion de Pâques. Nous passerons un moment agréable en leur compagnie.
Le lendemain, une bonne marche nous conduira au sommet de la colline où les petites chapelles blanches se succèdent et d’où le panorama est magnifique, puis par de jolis chemins jusqu’au site ancien de Skarkos.
Tous les chemins sont bordés de vieux murets faits de pierres magnifiques, quartz, marbre et autres roches rosées. Ils sont empruntés par les chèvres et les moutons, témoins les nombreuses crottes qui parsèment le sol.
Pour l’instant il y a peu de touristes, nous ne rencontrons pour ainsi dire personne.  




Mercredi 8 mai -  Ios – Naxos – 30 milles

Nous quittons Ios dans la matinée après les nombreux coups de tampons apposés sur notre Transit-log , que de formalités ! Nous naviguons au près par vent de Nord-ouest force 3 à 4 avec des intervalles de calme.  Quand nous sommes dans le chenal entre les îles de Paros et Naxos, le vent s’oriente au Nord/ Nord-Est et nous force à tirer des bords puis la pluie fait son apparition alors qu’il nous reste 4 milles à parcourir.
 La navigation se terminera donc sous la pluie qui s’arrête alors que nous entrons dans le port de Naxos. Le marinero nous fait signe et nous donne une place à l’intérieur, cette fois, il nous demande de jeter l’ancre malgré la présence d’une pendille, c’est qu’elle ne doit pas être bien solide ! Nous n’avons qu’une crainte, c’est que l’ancre ne soit prise dans une saloperie qui traîne au fond du port … On verra plus tard, le marinero affirme qu’il n’y aura pas de problèmes…

Jeudi 9 mai au  Samedi 11 mai -   NAXOS

Naxos est une île relativement grande et compte 18188 habitants. Elle est également  réputée comme la plus fertile des Cyclades. C’est aussi une île montagneuse dont le plus haut sommet, le mont Zeus culmine à 1004 mètres.
Chora Naxos est une petite ville sympa construite sur une colline avec en son centre un château Vénitien et un dédale de petites ruelles très étroites blanchies à la chaux ainsi que les maisons. Les Vénitiens vivaient en haut sur la colline et les Grecs en bas. Une église catholique est encore présente sur les hauts. La ville moderne s’étale à l’extérieur vers la plaine.
Sur le petit îlot voisin de Palatia, trône le Portara, imposant portique de marbre qui est un morceau du  temple d’Apollon inachevé. Au pied de Chora Naxos s’étend une vaste plaine côtière fertile où l’on y cultive surtout la pomme de terre, célèbre pour sa qualité. Les cultures de céréales y sont également en grand nombre.
Le samedi, nous louons un scooter pour faire une ballade dans l’île. Nous parcourons la plaine avant de nous élever progressivement, la vue sur la Chora, la plaine, la mer et l’île de Paros est magnifique.
Nous faisons une petite halte pour une promenade dans le petit village typique de Sagri, il est plutôt désert mais très mignon.
La petite route serpente parmi les genêts d’Espagne qui nous envoient des bouffées de parfum et nous arrivons ainsi au village de Chalki. Celui-ci est très coloré mais touristique, une distillerie datant de 1896 fabriquait le Kitron, boisson à base de cédrat particulière à Naxos. Des petites boutiques anciennes (nous voyons le barbier à l’œuvre) et des vieux cafés, tout cela est très poétique !

Nous continuons notre route et c’est Filoti, plus grand village bâti en amphithéâtre au pied du mont Zeus. Sur la petite place, le traditionnel gros platane abrite les tables d’une taverna, les ruelles blanches s’étagent sur la colline.
Alors que nous cherchons notre chemin Une dame nous interpelle, veut nous expliquer( en Grec !) les choses à voir… Elle s’appelle Margarita et finit par nous donner un petit livre traduit en Anglais relatant l’histoire de la région, il a été écrit par son frère Atanasios Kotsakis.
Nous admirons une tour Vénitienne et une jolie église encore ornée des décorations de Pâques. Le scooter grimpe encore quelques lacets et nous arrivons au village de  Apiranthos situé près du mont Fanari. Là encore une multitude de ruelles étroites dans lesquelles nous avons  failli nous perdre. Le retour se fait par de petites routes bordées d’immenses genets  dont la senteur embaume.

Dimanche 12 mai – Naxos – Naoussa (île de Paros) – 10 milles

Finalement, nous n’aurons pas eu de problème pour relever l’ancre … C’est une gentille navigation par petit temps ,vent de sud force 3 au grand largue . Au nord de l’île de Paros, nous slalomons entre les îlots avant d’entrer dans la grande baie (Ormos Naousis) au fond de laquelle se niche le petit village de Naoussa et son port.
Bonne surprise,  c’ est gratuit, le port est équipé mais non géré car il y a un conflit entre la municipalité et les autorités maritimes, donc personne ne s’occupe du port.  L’eau et l’électricité sont fournis mais il y a des pendilles manquantes.
 Naoussa  était autrefois un hameau de pêcheurs et est devenue une grande station balnéaire toute blanche.


Lundi 13 mai au  Mercredi 15 mai  - Naoussa

Le mardi, nous prenons le bus pour nous rendre à Paroikia qui est la capitale de l’île. Paros compte 13000 habitants et la ville de Paroikia environ 4500. L’agglomération s’étale au fond d’une grande baie et la vieille ville est typique avec toujours le labyrinthe des ruelles étroites et blanches. La plus grande église des Cyclades est ici, c’est l’église aux cent portes qui fut construite en 326. Nous sommes allés la visiter, il s’agit effectivement d’une construction imposante composée en fait de 3 églises, l’intérieur est très beau et très riche.
Dans les arrières, nous nous sommes arrêtés dans un petit   « cafeneion » pour y boire un café. Un homme nous adresse la parole dans un parfait Français, c’est Nikos, un Athénien ayant fui la capitale pour venir habiter à Paros. Il est en compagnie de Sofia, son épouse.
Nous parlons de beaucoup de choses puis nous nous quittons … Un peu plus tard, près du port, une voiture nous klaxonne, Nikos et Sofia nous proposent de nous reconduire à Naoussa car leur maison n’en est pas très loin. Nous acceptons et les invitons ensuite à bord d’Algieba … En nous quittant, ils nous invitent le lendemain à leur maison.
Le lendemain, Nikos vient nous chercher au port et nous conduit par des chemins jusqu’à une jolie petite maison qui domine le détroit entre Naxos et Paros, la vue sur Naxos et les îlots environnants est superbe .
Nous passerons là un agréable après-midi à la terrasse, dégustant un excellent « Pasticcio » préparé par la maîtresse de maison. Nikos est un ancien professeur de sciences économiques et nous avons d’excellents sujets de conversation !
Ils sont heureux sur leur île en compagnie des 5 chiens et 9 chats … loin d’Athènes et de ses convulsions.


Jeudi 16 Mai – Naoussa – Ermoupolis ( île de Syros ) -  26 milles

C’est par un temps gris et un léger vent de Sud que nous quittons le gentil port de Naoussa et mettons le cap au Nord-ouest sur l’île de Syros. Nous marchons tranquillement à la voile avec vent de travers, celui-ci augmente au fur à mesure pour atteindre force 4  à 5 en fin de parcours.
Nous nous faufilons entre Syros et les petits îlots avant d’entrer dans une grande baie orientée à l’Est, au fond de laquelle se situe le grand port d’Ermoupolis .
Il y a de grandes installations portuaires et nous cherchons la « marina » située au fond du port, à l’opposé du quai public
.
La « marina » est, comme à l’accoutumée, sans suivi et sans entretien, plus rien ne fonctionne, il n’y ni eau ni électricité, on se met où l’on trouve de la place, c’est anarchique … Nous sommes à 3 kms du centre ville mais un bus gratuit nous y emmène.

Vendredi 17 mai au  Samedi 18 mai -  Ermoupolis

Ermoupolis est la capitale administative des Cyclades, son passé fut prospère à l’époque des Vénitiens et, plus récemment du temps de la marine à vapeur. C’était une importante escale de ravitaillement en charbon pour les vapeurs qui ne pouvaient effectuer de longues traversées, parallèlement, d’importants chantiers navals se sont développés.
Aujourd’hui, Ermoupolis est une très belle ville avec de magnifiques édifices et constructions de marbre. Fontaines, kiosques, balcons, escaliers, trottoirs d’un pur marbre blanc du plus bel effet …  Elle compte 13000 habitants et se divise en 2 quartiers situés chacun sur une colline, le quartier orthodoxe Vrodado avec en son sommet une très belle cathédrale orthodoxe et l’ancien quartier catholique, Ano Syros qui date de l’époque médiévale, lui aussi dominé par une l’imposante cathédrale St Georges.
Ano Syros est particulièrement pittoresque avec ses ruelles moyenâgeuses.
Le reste de la ville est le quartier commercial avec le port de commerce, le port public et ses tavernas ,ses rues pavées de marbre et le port de pêche.



Dimanche 19 mai – Ermoupolis – Tinos (île de Tinos)  - 13 milles

Peu de vent aujourd’hui, et après avoir musardé un peu à la voile, c’est le moteur qui est sollicité pour nous emmener jusqu’au petit port de Tinos . Nous jetons l’ancre et nous amarrons cul au quai  du port public, nous y retrouvons Dam’Marine qui revient de Mykonos, l’île voisine.

Lundi 20 mai au mardi 21 mai

Ici à Chora Tinos, c’est un important lieu de pèlerinage, une longue rue monte jusqu’à l’imposante église Panagia Evangelistria  construite en mémoire d’un « miracle » qui a permis de retrouver une icône sacrée de la Sainte Vierge en 1822.
Les pèlerins (surtout les pèlerines !) montent la rue à genoux sur des moquettes couvrant les trottoirs et vont baiser l’icône sacrée en fondant en larmes.
L’autre rue parallèle est réservée aux « marchands du temple » … Boutiques d’icônes, de cierges et autres accessoires, c’est le Lourdes des Cyclades …
Le mardi, le vent de nord s’est levé, et c’est après avoir mis une garde supplémentaire à Algieba que nous enfourchons un scooter et partons à l’assaut de l’île.
La campagne plutôt montagneuse est aride mais offre cependant de jolis endroits, notamment dans les coulées où les lauriers roses et les genêts d’Espagne se marient avec bonheur  aux rochers de marbre vert. Les vues sur la mer Egée sont toujours somptueuses.
Les villages de l’île sont très jolis, ainsi Tarambados et ses magnifiques pigeonniers à l’architecture sophistiquée dispersés dans la campagne, ils sont hérités des Vénitiens.
Puis Kardianni, village tout blanc sis au long de la montagne dans un écrin de verdure.
 Ensuite, ce fut Panormos, petit port de pêche de la côte nord assez touristique et Pyrgos, important village consacré à la sculpture du marbre.
Enfin, Volax situé au milieu d’un grandiose éboulis rocheux constellé de taches jaunes des genêts.
Cependant, un coup de vent fort de sud se prépare, Loulou de Dam’Marine ne nous a pas dit de bien sur la marina de Mykonos par vent de sud, aussi décidons-nous de retourner à Syros nous mettre à l’abri.

Mercredi 22 mai – Tinos- Ermoupolis  - 14 milles

Navigation par tout petit temps mais cependant peu de moteur. Nous retrouvons la « marina » de Syros et cette fois, une place à l’intérieur, bien à l’abri.

Jeudi 20 mai au Vendredi 21 mai – Ermoupolis

Le coup de vent prévu est bien arrivé, à force 8. Beaucoup de bateaux de location viennent se réfugier dans la marina et se mettent où ils peuvent. Bien leur en a pris car les 3 bateaux restés au port public se sont faits malmener. Deux d’entre eux dont un Français ont vu leur ancre déraper et se sont retrouvés collés contre le quai, bousculés par un clapot infernal …



Samedi 25 mai – Ermoupolis – Ormos Panormos (île de Mykonos) – 25 milles

C’est tout à la voile que nous avons couvert les 22 milles avec un vent arrière de 7 à 8 nœuds, forcissant à la fin à 15/16 nœuds. Nous allons complètement dans le fond de cette grande baie et jetons l’ancre devant une petite plage.
Le vent se fait bien sentir dans la soirée, faisant tourner le bateau puis se calme, la nuit sera tranquille …

Dimanche 26 mai – Ormos Panormos – Evdilos (île d’Ikaria) -42 milles

Nous sommes levés de bon matin et c’est vers 7 heures que nous levons l’ancre par un temps très calme. La sortie de la baie à la voile est un peu compliquée du fait du vent chaotique, aussi devons-nous mettre un peu de moteur.
Une fois à l’extérieur, le cap est mis à l’est sur l’île d’Ikaria, nous recevons le vent de sud par le travers, il n’est pas très virulent mais nous suffit pour faire route.
Un peu plus tard, il passera à force 3-4  puis 4-5 en virant sud-est, Algieba marche à 7-8 nœuds et nous devrons prendre un ris plus tard, le vent forcissant. En début d’après-midi, alors que nous longeons les côtes d’Ikaria, le vent revient Sud en mollissant et nous permet de déjeuner tranquilles !
Le petit port d’Edvilos est atteint rapidement et nous pouvons nous amarrer à l’intérieur d’un petit bassin car il n’y a pas grand-monde.